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Douceur Bridé Pourchassant Un Septembre Éternel

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Douceur Bridé Pourchassant Un Septembre Éternel

Message non lu par fredQU » mar. févr. 19, 2019 2:34 pm

Douceur Bridé
Pourchassant Un
Septembre Éternel
















Le soleil n’était pas présent. La lune était inquiétante, avec son sourire moqueur, tel un sabre étincelant. Dans la nuit, je courais comme une locomotive ronronnante. J’avais peur du grand méchant… vampire!!! Mal m’en prit, il n’y avait plus de gazole dans la loco. Le vampire m’attrapa, et d’un geste théâtral, me scruta la nuque. Vint alors la perforation. Les griffes du vampire firent le travail. Le sang giclait à la manière exponentielle, sous forme intense de nombreux œufs couleur de sang, tombant par terre en respectant la loi de la gravité… Et ce n’était qu’un rêve!!!

Douceur se réveilla d’un vilain cauchemar. Il était tellement affecté qu’il respirait avec intensité. Son ami, Nucléon, l’observait. Douceur ne pouvait garder pour lui seul, l’horrible vécu avec le vampire.

– J’ai été terrassé par le plus vil des vampires. Ses griffes maléfiques m’ont mordillé comme s’il était affamé.

– Pas de veines! J’ai moi aussi vécu un délire. Mais pas de veines, ce n’était qu’un rêve.

– Quoi, tu as rêvé comme moi au soleil et à la lune?

– Pas que, je poursuivais une véritable locomotive, mais pas de veines, pour elle, elle n’avait plus de gazole. Alors je l’ai dépassé, et je voulais mordiller, mais pas de veines, ce n’était qu’un rêve.

– Mais quelle drôle d’anecdote. Il m’est arrivé presque la même chose, mais d’une manière différente. Mais moi, j’ai vu le sang. C’était comme des œufs, mais d’une couleur, comme du sang. Et ça tombait, beaucoup, si je peux extrapoler comme ça… Ça serait génial, si je pouvais expliquer, comme dans mon rêve.

– Et si je te disais que tu pouvais?

– Non, c’est impossible, je ne peux pas.

– Écoute-moi bien, Douceur. Et si je te disais, qu’il existe, une discipline intelligente, qu’on nomme la physique, et qui peut, elle prévoir tous les événements, en particulier, la progression du sang?

– Arrête!!! Ça me perturbe. Ça ne peux être vrai!?

Non seulement tout cela était vrai, mais c’était un mot que je n’oublierai jamais...psychique…

Alors Nucléon raconta à Douceur, les rudiments de ces connaissances savantes.

– Alors, un et un font quoi?

– Trois? Je sais que tu veux savoir comment je pense, alors je vais t’expliquer. Vois-tu, le tout est plus grand que la somme de ses parties.

– Et moi je crois que tu penses à un cheval.

– Mais comment sais-tu ça?

– Physique mon ami, physique!

Encore ce satané mot!

Douceur trouvait que cela n’avait pas de bon sang.

– Comment sais-tu tout ce que tu sais, mon ami Nucléon?

– Ma tête sait tout ce que je sais! Et elle est partout où je suis! Donc, elle m’observe en permanence.

– Ah ouais j’ai compris. Tu te crois malin mais, sais-tu, les disciplines intelligentes, elles, n’ont pas prouvé l’existence du… c’est quoi son nom?

– La caboche? La noix de coco?

– Non...le nom...j’arrive pas à le prononcer…

– Dieu?

– Bah oui, je crois bien que c’est ça. Les disciplines intelligentes n’ont pas encore prouvé l’existence de deux. Un jour ils l’auront prouvé. Mais pour l’instant on n’a pas le droit de faire comme si c’était vrai.

– Tu penses encore au cheval.

Le cheval? Je n’y pensais plus! Ah ah ah.

Douceur ne pensait pas au cheval, mais de lui parler du cheval lui en a fait penser. Alors il tenta d’être diplomatique.

– Non, je te crois quand tu dis que je pensais au cheval. Mais moi j’ai une autre opinion de ce à quoi je pensais. Mais puisque je ne me souviens pas de quoi au juste je pensais, alors c’est comme si tu avais gagné. Eh oui, maintenant que j’y pense, je pensais sûrement à un cheval. Mais un cheval à deux pattes, as-tu déjà vu ça, toi?

– Mon Dieu, non. Mais une deux chevaux, ça oui. Tu prends deux pistons, tu mets un peu de gazole dedans d’une manière rythmé, et avec des bougies t’allumes le gazole d’un piston, puis le gazole de l’autre piston, et ça fait un peu comme le trot du cheval. Un moteur diesel, c’est le terme exact des disciplines intellectuelles.

C’est pas sorcier la technologie, mais je n’y comprends rien.

– Çà m’a l’air très compliqué. Je préférerais n’avoir qu’un cheval.

– Ah ah, le plus drôle, c’est qu’avec un cheval, tu irais même, plus vite qu’avec un deux chevaux!

– Mais alors, à quoi ça sert?

– Ça sert à faire rouler l’économie.

– L’économie est fainéante.

Alors une voix d’outre tombe, tonitruante comme une cage d’escaliers, m’a dit : « Tu as bien raison! » Était-ce ma cervelle de coconut qui me parlait? Comment savoir? Ah oui, je connais comment savoir. Hé hé…

– Eh, mon ami Nucléon. Je viens d’entendre une voix d’outre-tombe.

– Était-elle tonitruante, comme une cage d’escaliers?

– Mais comment sais-tu ça?

Alors j’ai vu mon ami faire des choses que je ne comprenais pas.

L’ami de Douceur ne se nommait pas Nucléon pour rien. Avec ses deux mains, il mima une boite de conserve, et laissant une embouchure, parla dedans.

– Que fais-tu? Je ne comprends pas! Ce léger désagrément m’incommode, arrête!!!

– Tu as bien raison! Tu as bien raison. Tu as bien raison…

Cette voix d’outre tombe que je reconnaissais. Tonitruante comme une cage d’escaliers. Bah oui, c’était mon ami Nucléon, ce n’était pas mon coconut. Hé hé.

Douceur venait de comprendre qu’il n’était pas fou.

– Tu es très malin!

– C’est pas fou, non? J’utilise mes mains comme si c’était une caisse de résonance. Eh oui, quand on est disciple de l’intellect, on est débrouillard.

On débrouille la confusion quand on est débrouillard. C’est super sensationnel!

Douceur venait de découvrir la sagesse.

– Hé mon ami Nucléon, j’aimerais bien ça moi, être un disciple, de, de…

– De l’in-tel-lect, c’est simple, non? Mais sache que, si la physique te perturbe, tu seras très perturbé par tout le reste de tout cela. Tu crois que c’est seul la physique qui fait tout?

Bah non, je ne crois pas que c’est seule la psychique qui fait tout.

Douceur n’en croyait pas ses oreilles.

– Instruit-moi, je suis prêt.

– Là n’est pas la question. On ne peut pas être « prêt », comme tu dis, à la découverte d’une incroyable vérité. On n’est jamais prêt, face au sensationnel, face à la surprise permanente. Je te le dis, en vérité, ce n’est qu’un début.

Ouvre ton cœur à moi, je suis tout ouï.

Douceur voulait qu’il la ferme et lui transmette ses savantes connaissances.

– Je suis prêt, mais je n’ai pas les moyens de mes ambitions. Mais avec ta vérité, oui ça devient possible.

– Minute, homme. Sache que, ces belles paroles qui sont les tiennes, et qui m’indique que tu es le plus sage et le plus intelligent et honnête et sincère et de bonne foi des apprentis des disciplines intellectuelles, n’ouvrent pas nécessairement les porte du grand savoir.

– Ah alors, j’ai bien compris moi. Les voies du mystère sont imprenables. Alors la ruse, si tu me permet je te le dis, je ne suis pas prêt, j’ai les moyens de mes ambitions, j’ai raison de dire qu’il n’y a aucune vérité dans le monde. Tout ce que je veux, c’est un petit pot de beurre, de tirer la chevillette, et...et...aide moi, papillon, que mon envol soit gracieux, mon être soit sanctionné, délivre-moi de ma sérénité, envoie.

– Hou la lourde tâche. Alors c’est bien. Tu as parlé ami, et moi je vais donc t’ouvrir la voie. Tout commença par l’alphabet. L’alphabet donnait réponse à tout. Tout? Non, car des irréductibles variables luttaient contre, l’imprévisible. Et là, cacahuète, Ça s’est décidé. Le Ça ici est la Chose, cette étonnante aventure de cristal féerique qui comprit. Mais qu’a-t-elle comprise? Je te le dis, en vérité, que ça n’est pas terminé. Alors vois-tu. L’incohérence de la chose, c’est qu’un déficit de destruction cause l’entropie qui tente de retrouver l’ordre. L’ordre ici c’est la loi de Dieu. Dieu aurait ordonné, que les choses soient en ordre. Ici tu le suis. Mais là ça se complique. Vois-tu ce n’est pas comme du déterminisme à la Laplace. À la place c’est une sorte de gros cristal de l’infini, un diamant de l’éternel. Comprends moi bien, Dieu n’est pas coquet. Ce qui se passe, c’est que, si ça prends moins d’énergie à créer l’ordre, il y aura plus d’énergie pour faire le chaos.

– C’est de l’or de clair de roc ce que tu me dis là. S’il n’y a pas assez d’énergie pour faire le désordre, il y en aura assez pour créer le royaume magique.

Ah ah, je suis satisfait de moi. Je ne suis pas une noix de coco, ah ah ah.

Nucléon était assurément surpris que Douceur ait compris quelque chose à son baratin sans queue ni tête. Quelque chose clochait, sa confusion sans doute.

– Tu te dis sans doute, que, ah ah ah, c’est pas vide là dedans!

– Je suis surpris, assurément. Ça me fais bien plaisir par contre, que tu prennes l’effort d’apporter une attention si précieuse à mes précieux enseignements.

– Je suis ton ami. Je suis ici en paix. Raconte-moi tes secrets.

– Irrésistiblement, je le veux.

Envoie-moi tes connaissances, et ça presse!

Douceur était passionnément patient. Brusquer son instituteur aurait mis celui-ci dans un état d’anxiété peu commune, et ses facultés de transmetteur auraient étés brouillées. Douceur n’était pas encore débrouillard, et n’avait encore, aucun diplômes mystérieux. Comme ça se dit dans les milieux du savoir, ils ne sont pas là pour faire la police!

– Je suis si privilégié, tu vas faire de moi une petite tête bien faite, je vais pouvoir discourir comme un annonceur de lessive et de détergent à la télévision nationale! Je serai alors maître de mon destin, plus aucune tâche ne me résistera.

– Hou là là, te voilà un vrai homme maintenant. Tu as acquis la maturité intellectuelle dont plusieurs récipients à connaissances n’ont cure! Alors je commence. Tu as deux sesterces, pas sorcier. Avec un sesterce quarante, tu peux t’acheter des sandales, il te restera une soixantaine de je ne sais pas quoi, et tu sera bien chaussé. Mais si tu dépensais un sesterce et soixante quinze, tu aurais alors de l’équipement pour faire quatre paires de sandales. Tu vois l’astuce? Les sesterces sont des piles à richesses. Elles stockent le potentiel, elles sont le facilitateur, comme disent les riches. Ah…Oublie ce que je viens de dire, ça m’obligerait de prendre une tangente et on finirait pas en débouler comme des nigauds…Qu’est-ce que je veux dire, bon, là...C’est comme un jeu de billes. On a des planètes qui s’entrechoquent entre-elles. C’est comme un arbre dont les feuilles dansent au gré du vent. C’est beau non? Les planètes c’est la même chose, quand ça bouge ça fait déplacer les choses, et plus c’est petit, moins c’est affecté, parce que avec la nature des choses, il faut savoir être créatif. Dieu ne fait pas les choses pour rien. Il veut deux sesterces soixante, à toi de trouver la dividende...Je te prierai maintenant de faire la synthèse de ce que je viens de te dire.

– Voyons voir. Les planètes bougent et elles tournent en rond. Où est le passe-passe? Il est ici, il est ici! Tout est capable de bouger et tourner en rond, je te le concède. Mais là où tu dois admettre une astuce, c’est que plus c’est petit, moins c’est pareil. La grosse force fait bouger toutes les choses, même les petites. Et la petite force fait bouger principalement les grosses choses, comme les planètes, la sinistre lune et l’abonné absent qui est notre soleil, de temps en temps. C’est clair, l’énergie est une asymétrie entre l’intuitif et le contre-intuitif. C’est pas sorcier, nous vivons quelque part. Nous sommes précieux comme de la poussière d’étoile, des sortes de sesterces galactiques!

– Je suis très impressionné. Mais peux-tu maintenant faire la thèse?

– Les forces s’expriment en changeant les matériaux. Ce jeu de billes à effet nucléaire, cette sorte de réaction en chaîne, on la retrouve aussi chez les arbres. Cette poussée étrange des molécules, qui elles, d’un côté résistent contre la poussée, et de l’autre l’exploitent pour s’alimenter des nutriments que lui donnent les mycoses, en est l’exemple typique. Les arbres sont les véritables terriens. Alors, sommes-nous les extraterrestres?

– Et pour finir, l’antithèse?

– Et si nous embrasserions nos amis les vivants?

– Première leçon terminée. Ta lucidité est une réelle inspiration pour moi.

Déjà fini?

Douceur en voulait plus, plus, plus et encore plus. L’arbre à connaissances ne l’avait pas rassasié.

– Hé, mon ami Nucléon, pourquoi as-tu inversé les choses d’une façon inappropriée?

– Toi, tu me soupçonne d’être un suppôt de Satan? Comment oses-tu?

– Je suis si triste. Tu crois que je crois de méchantes choses à ton sujet. Rien n’est plus faux de la vérité! Alors je vais m’expliquer.

– Oui, explique-toi!

J’ai commis l’offense, mes paroles étaient inappropriées. Comment ai-je osé?

Douceur voyait la tête de son ami, qui était rouge comme une tomate. De la fumée directement des feux de l’enfer sortait par les oreilles de Nucléon, qui avait les yeux noirs comme de la bile noire de rate.

– Tu m’avais demandé de faire la synthèse en premier.

– Exact. Je t’avais demandé cela.

– Mais ensuite, là où çà n’allait pas, c’était la thèse avant l’antithèse. Vois-tu, une inversion doit être totale. Les premiers finiront en dernier, et inversement. Tu vois bien que tu ne fais pas de sens?

– Mais mon ami, ne sais-tu pas que l’enfer est pavé de bonnes intentions? Le chaos, pour qu’il semble ordonné, ne doit pas l’être tant que cela. Si tout était inversé, ça aurait un sens, comme si l’inversion n’avait pas eu lieue. Mais puisque c’est la princesse du milieu que le prince veut marier. Alors, tu vois?

– Ah oui, c’était si simple. La princesse du milieu est ici le signifiant de ce qui est signifié. On parle bien d’un jeu de logique?

– Bah oui.

– Bien, parce que j’en ai long à dire à ce sujet. L’histoire veut, qu’un vieux roi malade veuille faire marier l’une de ses trois fille au prince héritier d’un vaste royaume. Sauf que la reine du dit-royaume, la reine Cléopâtre, à récemment interdit l’incohérence dans ses vastes terres, là où habite le prince. Le problème, c’est qu’une des trois princesses est incohérente, et le prince ne sait pas laquelle. Les deux autres princesses sont cohérentes, puisque l’une dit tout le temps la vérité, et l’autre ment tout le temps. Le roi est très fâché contre la reine Cléopâtre, mais veut à tout prix faire marier l’une de ses filles. Les langues sales disent même, que le roi préférerait que le prince choisisse la princesse incohérente. Mais le prince peut choisir qui il veut, et aimerait bien être marié d’ici la fin de l’année. Alors le roi pose une seule condition. Tant que le prince n’aura pas choisi, il n’aura pas le droit de parler aux princesses. Il pourra en tout et pour tout, parler qu’une fois à une seule des trois princesse, et après seulement, il pourra faire son choix. Alors, le jeu, c’est de trouver ce que le prince va dire pour pouvoir ensuite savoir laquelle des princesses choisir. L’astuce est simple. Comme on dit, il faut un pivot. On choisi la princesse du milieu, comme connivence. C’est elle qui aidera à choisir l’une des deux princesses restantes. Parce qu’il y a une chance sur trois que la princesse du milieu soit incohérente, il y a alors une chance sur trois plus deux chances sur trois qu’une princesse cohérente se retrouve parmi les deux princesses qui reste. Donc, en posant la bonne question à la princesse du milieu, c’est cent pour cent certain que la princesse choisie sera cohérente. Alors faut trouver une question, et choisir la princesse, indépendamment si la princesse du milieu soit cohérente ou pas. L’inversion des choses pour permettre ou empêcher le chaos, comme tu m’as dit, m’a fait comprendre la solution sous un jour nouveau. On demande simplement à la princesse du milieu, si la princesse de gauche dit la vérité plus souvent que la droite. Là où ton enseignement se fait remarquer c’est ici. Si la princesse dit oui, alors c’est certain que ce n’est pas la princesse de gauche qu’il faut prendre. Mais si elle non, alors faut prendre la princesse de gauche. Tu veux une explication?

– Non merci.

– Alors, qu’en dis-tu de mon explication? Pas celle que je n’ai pas dite, l’autre?

– Ah, je trouve que mes précieux enseignements portent déjà leurs fruits. Tu as très bien appliqué les connaissances déjà nombreuses de physique que je t’ai transmises. Un jour, tu pourras décrire tes rêves, et alors la cure analytique avancera peut-être.

– Chouette.

– Je suis content. Je craignais devoir inviter des amis, pour me consoler et faire la fête. Mais puisque tout est rentré dans l’ordre, alors nul besoin de les déranger.

– Ne suis-pas ton ami?

– Mais oui, Douceur, tu es même mon plus meilleur ami que d’autres. Oublie ça, camarade.

J’aime bien qu’on me nomme camarade. Ça me fait penser au travail.

Douceur ne voyait pas rouge, c’est un fait. Mais que va-t-il donc arriver?

– Je suis ton ami, je ne vais jamais l’oublier. JAMAIS!

– Bon, écoute. On bavarde, on bavarde. Mais ça serait bien s’il y avait de réels échanges. Monologue et monologue, parce que, à la fin, ça devient barbant. On dit des choses pour ne rien dire, et on PERD le fil narratif, qui se découd et se découd. Tu voix où je veux en venir?

– Non. J’ai perdu le fil là où tu as dit barbant.

– C’est parfait. C’est comme ça que j’aime ça!

– Comment?

– Là, c’est fluide. Là, il y a des échanges. Ce n’est plus de longs monologues barbants. On bavarde. Tu écoutes? Ça fait pit pit pit!

– Écoute, là, mon intérêt, c’est que tu me transmets les savantes connaissances. Comme cela, je vais pouvoir écrire mes rêves, et la cure analytique avancera.

– Connais-tu Maître Vencenzen? Je t’en parle comme ça. Lui il a une approche différente.

– C’est qui ça, Maître Vencenzen? Et pourquoi aurais-je besoin d’un avocat? Pourquoi tu me parle de lui?

Ah...J’ai pigé que dalle, une approche, différente. Alors là!

Douceur comprit qu’il était débile.

– Tu crois que monsieur Vencenzen est meilleur que madame Miuf?

– Indubitablement, oui. Je crois même, qu’avec madame Miuf, ta santé va pâlir.

– Donc, monsieur Vencenzen est psycho-analyste.

– C’est exact, il peut t’aider, il pourra entre-autres, te soulager de ta complexion. Il a le talent, très particulier, de réguler les humeurs. Il peut, par exemple, t’expliquer pourquoi tu penses tout le temps aux chevaux.

Je ne pense pas tout le temps aux chevaux, mais qu’est-ce que c’est ça?

Douceur reconnut dans la description de Nucléon, que Maître Vencenzen était un très grand disciple de l’intellect. Il comprit que de résister au traitement va empirer son état. Ce n’est pas normal, d’élire la débilité, comme comportement qui vise à séduire tous et chacun. Non, si lui, Douceur, n’accepte pas la cure analytique, c’est tout le tissus social qui se découdra. Le narratif est trop important!

– Je préférerais rester avec madame Miuf.

– Ah punaise, ah ah ah, oh ho oh, je te faisais marcher! Hi hi hi...Maître Vencenzen n’a jamais existé. Ce n’est que des histoires d’enfants qui veulent se faire peur.

– Mais c’est qui ça, maître Vencenzen, je n’ai jamais entendu parler de lui!?

– Je te le dis, en vérité, c’est très difficile de vraiment transmettre les savantes connaissances.

– Et là, si on faisait une histoire de tout cela, j’imagine le narrateur fou, qui raconterait des sottises à mon sujet. C’est vraiment barbant à la fin!

– Ah la la, fait pas ta meuf, mec!

– Tu peux me répéter cela mais en français?

– Quésako?

Mais qu’est-ce qu’il a à la fin? Pourquoi mon ami, mon camarade Nucléon, disgracie-t-il son beau langage, misère de tournesol, il veut séduire les péquenots?

Nucléon s’exprimait d’une manière honnête et délicate. Il voulait faire prendre la pleine conscience à Douceur, que le véritable langage du roi soleil, était non pas le bel usage, mais bien, le grand usage, dont font dignité tous ceux qui le parlent.

– Tu va m’instruire pour que je sache moi aussi les savantes connaissances oui?

– As-tu déjà entendu parler de monsieur Dei Zou?

– C’est qui ça, Dei Zou?

– Donne-moi deux sesterces soixante, et je vais pouvoir te le dire.

– Je ne suis pas une banque, et ne ne suis pas non plus collectionneur de monnaie rare. Et toi, tu n’es pas Dieu!

– Tu as raison de dire que seul Dieu connaît Dei Zou. Mais moi, je le connais aussi!

– Alors pourquoi as-tu besoin de deux sesterces et soixante?

– J’en ai besoin, pour pouvoir te le montrer, voilà tout!

Je ne veux pas voir qui c’est ça Dei Zou.

– Non, ne voilà pas tout! Je veux connaître, pas voir. Alors, fait ton taf, comme tu aimes bien dire!

– C’est très agréable tu sais, de te voir faire des efforts. Alors, c’est décidé, tu es prêt. On va parler biologie, pour commencer. Tu sais, les insectes ont tous six pattes. On pourrait penser que les araignées sont des insectes. Mais non, puisqu’un insecte doit avoir six pattes, et qu’une araignée a huit pattes, c’est donc évident qu’une araignée n’est pas un insecte. Là tu vas me parler des mille-pattes, je sais, je te connais. Alors écoute. Je sais ce que tu penses. Tu penses, que les savantes connaissances sont faites pour permettre des observations. Et les plus sacrées observations sont dues aux sens naturelles des scientifiques. Donc, puisque l’ont ne peut déterminer le nombres de pattes d’un mille-pattes par un simple regard, il faut présumer, sachant qu’ils y a plus d’insectes dans le monde que d’araignées, qu’un mille-pattes a plus de chances d’être un insecte qu’une araignées. Donc, par tous sens raisonnés, on doit admettre qu’un mille-patte ne peut pas être une araignée. Donc un mille-patte est obligé d’être un insecte, puisque les insectes ont tous six pattes. Je sais ce que tu te dis, tu te dis que c’est très important la raison et le rationnement, que ça permet de comprendre l’univers. Tu as bien raison, parce que les connaissances savantes, c’est beaucoup de raisonnements. Je sais que tu es content, parce que cela progresse. Tu es en train de devenir un sage connaisseur des connaissances. Réjouis-toi!

– Chouette!

– Maintenant, on va continuer de parler biologie. Tantôt, quand je parlais de ma noix de coco, je voulais bien sûr parler du cerveau. Qu’est-ce donc qu’un cerveau? C’est une insulte à l’analyse! Il se replie sur lui-même, sans aucun égard pour le jugement des autres. Tu sais bien que la vérité c’est, que le cerveau est une sorte de miroir de la réalité, et la réalité est elle, le miroir de la conscience. La conscience est ce qui permet de prendre des décisions.


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